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lettre d'info - juillet 2008 (Villeneuve-sur-Lot, Arcachon)

 
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Budy
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 26 Déc 2005
Messages: 253

MessagePosté le: Mar 22 Juil 2008 | 10:30    Sujet du message: lettre d'info - juillet 2008 (Villeneuve-sur-Lot, Arcachon) Répondre en citant

Bonjour à toutes et à tous !
(le message avec de belles images et tout, ici : http://egalite.animale.free.fr/newsletteracta.html )

Des militant-e-s d'ACTA seront présents cet été à Bias (Lot-et-Garonne) et Arcachon (Gironde), à l'occasion d'un festival et de "Bronzez sans cruauté".
Pour la campagne "Bronzez sans cruauté", en raison d'un manque de militant-e-s, nous nous limiterons à une simple distribution de tracts informatifs sur les plages du bassin d'Arachon

Sommaire
- Prochaines actions d'ACTA
- Autres manifestations, adoptions, parrainage
- Dans les kiosques :
* Violation des droits humains en Autriche : des organisations non gouvernementales font part de leur préoccupation face à ce qui semble relever de la répression d’un mouvement social par l’État (répression de militants "animalistes").
* Il faut abolir le droit de propriété sur les animaux : le professeur à l’Université de Berne, Klaus Petrus, rêve d’un monde végétalien et veut même interdire les animaux domestiques. L'Hebdo
* L'élevage industriel n'épargne pas la souffrance animale. Un rapport sur le bien être animal doit être remis fin juin au président de la République. La Croix

Prochaines actions d'ACTA

Samedi 27-dimanche 29 juillet : Stand au Rafistol'festival (Bias, vers Villeneuve-sur-Lot, Lot-et-Garonne).
S’il a accueilli un millier de personnes sur le week-end de la première édition et en attend le double cette année, le Rafistol’ donne une grande importance à la proximité qui règne entre les festivaliers, les artistes et les bénévoles.

mardi 4 août : information "bronzez sans cruauté" * sur le bassin d'Arcachon. Si vous souhaitez participer, contactez-nous !



* Pour la campagne "Bronzez sans cruauté", en raison d'un manque de militant-e-s, nous nous limiterons à une simple distribution de tracts informatifs sur les plages du bassin d'Arachon.

Manifestations, adoptions et parrainages

MARCHE ANTI CORRIDA à Nîmes - samedi 13 septembre 2008

Les aficionados déclarent qu’ils étaient 3 000 à Arles en avril. Soyons nombreux à reprendre le flambeau à Nîmes, cinq jours avant la feria des Vendanges, le 13 septembre 2008, pendant que se dérouleront les corridas de la feria du riz, à Arles.

Avec la participation d’élus et d’associations internationales, l’Alliance Anticorrida organise une marche pacifique, pour sensibiliser le public.
Un seul message à délivrer ce jour-là, un message unique, efficace et sans compromis
Non aux corridas ! Abolissons les spectacles barbares !

Le rassemblement est fixé à 15 heures devant la gare pour un départ à 15 heures 30 et une arrivée sur le parvis des arènes vers 16 heures 30. Diverses interventions et prises de parole s'y dérouleront jusqu'à 18 heures.

L’enjeu est capital. Seule la présence physique de tous sera déterminante pour que cet événement fasse date dans l’histoire de la lutte contre la corrida.

Dans le respect de la déontologie interassociative et pour éviter les tensions, nous vous demandons également de ne pas relever les adresses des participants, ni de faire signer de documents ce jour-là. Afin de voir notre marche se dérouler sans incidents préjudiciables à l’image des anticorrida et surtout éviter une future interdiction (comme cela vient d’être le cas à Vic Fezensac), chacun devra veiller à ce que les consignes distribuées sur place soient respectées.

Plus d'infos (co-voiturage, hébergement, sur le forum d'ACTA )

Parrainage

Voici trois chiens thai qui ont besoin d'urgence d'un sponsor. Une personne de Bordeaux sponsorise déjà un chien et un chat auprès de Soi Dog.

*144 euros couvrent les frais de soins et nourriture pour un an pour le chien choisi. Toutes les infos peuvent être trouvées ici.

Ils ont été recueillis par Soi Dog souvent errants ou abandonnés dans des conditions atroces (cela permet de voir le travail et les résultats sur les animaux... )

Pour l'instant deux personnes sont sur le sponsor d'un de ces trois chiens qui se nomment Manx, Harvest et May. Nous recherchons des personnes pouvant faire un petit geste afin de faire un sponsoring commun atteignant les 144 euros.

Adoptions chatons

8 chatons, de tout petits bébés, ont été abandonnés. Heureusement, une personne dévouée à la cause animale (merci en passant !) les a recueillis, alors qu'elle a déjà adopté beaucoup d'animaux. Un chaton est mort, malheureusement, et il reste encore 4 chatons à adopter. Alors si vous pouvez offrir une famille à un ou plusieurs de ces petits chats, contactez l'école du chat de Bordeaux


Dans les kiosques

Violation des droits humains en Autriche

Communiqué de presse
signé par 174 groupes ou organisations appartenant à 32 pays

Des organisations non gouvernementales font part de leur préoccupation face à ce qui semble relever de la répression d’un mouvement social par l’État.

En Autriche, le 21 mai 2008 à 6 heures du matin, des officiers de police lourdement armés, appartenant à une unité d’élite, ont pris d’assaut des domiciles privés ainsi que les bureaux d’organisations non gouvernementales. Des policiers cagoulés ont enfoncé les portes et cerné des civils terrorisés dans leur lit sous la menace de leurs armes. Dix personnes ont été arrêtées ; à ce jour, elles sont toujours détenues, sans que des chefs d’accusation précis leur aient été signifiés. Le ministre de l’Intérieur a affirmé que « l’action de la police n’était aucunement dirigée contre le bien-être animal, ou contre les associations qui œuvrent en sa faveur. » Pourtant, la saisie d’ordinateurs, de documents, et d’autres matériels a effectivement paralysé les associations concernées.

Nous attirons l’attention des médias sur le fait qu’Amnesty International (1) et le parti des Verts autrichiens ont réagi avec force, mettant en cause les méthodes de la police et le traitement des détenus, en particulier l’absence d’éléments probants justifiant une « forte suspicion » (dringender Tatverdacht) ou le « motif d’arrestation » (Haftgrund). Les témoignages des détenus sont alarmants : voir par exemple cet appel de Martin Balluch daté du 9 juin dernier (2).

Ces dernières années, d’importantes réformes législatives concernant les animaux ont été obtenues en Autriche, parmi lesquelles l’interdiction de l’élevage pour la fourrure, de l’élevage de poules en batterie, et de la détention d’animaux sauvages dans des cirques.

Ceux qui ont obtenu des avancées qui sont un exemple pour le reste du monde doivent-ils se voir imputer tous les cas non résolus de dégâts matériels survenus en Autriche au cours des onze dernières années ?
« Tous les citoyens ont le droit de défendre une cause ou de manifester leur désaccord. Il importe particulièrement de se mobiliser pour les droits des animaux car ils ne peuvent pas se défendre eux-mêmes. Nous devons le faire pour eux. Les animaux, comme tous les êtres sans défense, dépendent de cette protection. » (Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature 2004) (3)

Des associations oeuvrant en faveur des animaux, qui ont toujours agi pacifiquement et dans la légalité, doivent-elle voir leur fonctionnement entravé par la saisie de leur matériel ?

Les signataires de ce communiqué expriment leur profonde inquiétude face à ce qui semble être une tentative de criminalisation du mouvement animaliste et une atteinte aux libertés politiques de ceux qui s’y engagent.

Des informations en allemand et anglais sont disponibles sur le site de l’Association contre les Fabriques d’Animaux (Verein Gegen Tierfabriken) : www.vgt.at.

(1) http://www.l214.com/arrestation-autriche-amnesty-international

(2) http://www.evana.org/index.php?id=34577&lang=fr

(3) http://www.evana.org/index.php?id=34576&lang=en

Il faut abolir le droit de propriété sur les animaux

Subversif. Le professeur à l’Université de Berne, Klaus Petrus, rêve d’un monde végétalien et veut même interdire les animaux domestiques.

Artcile de Titus Plattner, "L"Hebdo"

Les ultras de la cause animale gagnent du terrain en Suisse. Dans notre édition du 29 mai, nous expliquions qu’ils avaient même leurs entrées dans le monde académique. Professeur de philosophie à l’Université de Berne, Klaus Petrus est l’un d’entre eux.

Vous dénoncez le fait que les animaux de rente sont de plus en plus considérés comme des choses, alors que les animaux domestiques sont toujours plus considérés comme des personnes. Pourquoi?
Si on regarde la manière dont on traite les animaux dans les élevages intensifs, il est évident qu’ils sont réduits à l’état d’objets, dont le propriétaire peut disposer à sa guise. Pourtant, les gens comprennent que les animaux sont sensibles, qu’ils ont un intérêt à ne pas ressentir de la douleur et qu’ils sont capables d’avoir du plaisir. Nous savons tous qu’ils ont une valeur intrinsèque qu’il faut respecter.

Vraiment?
Il ne nous viendrait pas à l’idée d’enfermer un chat durant toute sa vie dans un espace réduit et confiné, dans le seul but d’être tué. C’est pourtant la condition qu’on réserve aux poules ou aux cochons. Pourquoi n’auraient-ils pas eux aussi droit à ce que leur valeur intrinsèque soit respectée? Un animal n’a pas d’intérêt à se faire tuer pour être mangé.

Il faut bien se nourrir…
L’homme n’a pas besoin de cela pour vivre. On mange de la viande parce qu’on trouve ça bon. D’un point de vue éthique, la satisfaction de ce plaisir ne justifie pas la négation de la valeur des animaux. Ils ont un droit moral à être respectés qui prime sur notre bon plaisir.

Le droit suisse est l’un des plus attentifs au bien-être des animaux.
Bien sûr, il est préférable de les faire souffrir le moins possible. C’est dans ce sens que va notre loi: elle veut agrandir les cages et éclairer davantage les étables. Seulement, la question fondamentale est de savoir s’il est légitime de considérer les animaux comme de simples ressources. Si on répond que non, la conséquence logique est d’abandonner leur exploitation. Pour moi, les réformes de régulation – qui rendent plus «humaines» les conditions de détention des animaux – sont contre-productives. Car elles donnent une image positive de l’industrie de l’alimentation d’origine animale et bonne conscience à l’opinion publique. Je soutiens uniquement les réformes qui interdisent des pans entiers de l’exploitation animale, comme l’interdiction du foie gras ou des fourrures animales.

Est-ce la fin des élevages?
Oui, mais pas seulement. Il faut arrêter d’utiliser les animaux, peu importe la raison: qu’elle soit économique, dans l’industrie de la viande ou laitière; scientifique, dans les laboratoires; ou sociale, comme dans les corridas, les combats de chiens, les cirques ou les zoos. L’utilisation des animaux comme compagnons devrait aussi être abolie… de même que les chiens d’aveugle.

Vous voulez interdire les chiens d’aveugle sous prétexte que leur vie est indigne!?
Ces bêtes sont sélectionnées, reproduites, dressées dans le seul but de servir l’homme. C’est comparable à l’esclavage des Noirs. Bien sûr, les chiens d’aveugle ne sont qu’un exemple. La conséquence ultime de ma réflexion est qu’il faut abolir le droit de propriété sur tous les animaux.

Que faire des vaches et des poules qui ne peuvent survivre sans l’homme?
Ces animaux n’existent que parce que l’homme les a sélectionnés pour en faire des fournisseurs optimaux de viande, de lait ou d’œufs. Si nous respections vraiment la valeur intrinsèque de ces animaux, il faudrait arrêter de les élever. Il ne s’agit pas de lâcher des millions de poules dans la nature dès demain. Personne ne croit à une révolution.

On voit surtout des actions contre les corridas ou les animaux de cirque...
Il faut commencer à se battre là où le soutien de l’opinion est déjà précaire: les cirques, les corridas, le foie gras, etc. Ensuite, il est de la responsabilité individuelle de chacun de boycotter les produits d’origine animale.

En devenant tous végétaliens?
Non seulement en renonçant à manger de la viande, du poisson, du lait et des œufs, mais aussi en refusant de porter du cuir ou de la laine. En Europe, c’est très facile à faire; moi-même, je vis comme cela depuis quatre ans. Ce véganisme n’est pas juste une question de style de vie, c’est un acte politique pour la libération animale. En plus, les quantités phénoménales de terres servant aujourd’hui à la production de fourrage pour des animaux de rente seraient à nouveau disponibles. S’ajoute à cela que la production de viande dégage énormément de CO2. Avec la crise alimentaire mondiale et le réchauffement climatique, ces questions finiront de toute façon par se poser. C’est pour cela que la libération des animaux sera le mouvement social de ce siècle. J’en suis convaincu.

Votre point de vue reste néanmoins assez subversif… D’autant que vous êtes professeur du Fonds national pour la recherche à l’Université de Berne…
Mes recherches et mon enseignement portent sur la philosophie du langage. A l’université, je ne donne aucune conférence et n’organise aucune réunion ayant trait à la libération animale.

Mais vous préparez un ouvrage sur l’ALF, le Front de libération animale, qui soutient l’action directe.
Je le fais durant mon temps libre. Je mène pour ainsi dire une double vie académique. Le livre traite des tactiques de l’ALF à travers l’étude de cas en Grande-Bretagne, en Autriche et en Suisse.

Estimez-vous que l’action directe est nécessaire?
Les images avec un activiste cagoulé tenant deux lapins de laboratoire dans ses bras peut sembler ridicule. Mais l’histoire récente du mouvement de libération animale montre que l’action directe peut s’avérer très efficace. Seulement, une grande partie des ces actions sont illégales. Sont-elles légitimes pour le bien des animaux? S’agit-il de la bonne tactique à adopter? Au plus tard à la deuxième de ces questions, les avis divergent: les uns disent que c’est contre-productif, les autres estiment qu’il s’agit du seul moyen de faire pression sur l’industrie animale.

Mais vous-même, qu’en pensez-vous?
Il faut voir au cas par cas.

Avez-vous, vous-même, déjà mené une action directe?
Non.


L'élevage industriel n'épargne pas la souffrance animale


Un rapport sur le bien être animal doit être remis fin juin au président de la République

« Le concept de “production animale”, le fait d’utiliser les animaux comme une matière première à transformer, date du XIXe siècle, mais il a été appliqué à échelle industrielle ces dernières décennies », rappelle Jocelyne Porcher, sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

L’animal a alors été formaté au système de production industriel, à la fois en augmentant la productivité par tête et en supprimant chez lui ce qui faisait entrave à cette quête de résultats.

Pour le porc, le système a été poussé à son maximum et concerne plus 90 % de la production annuelle des 25 millions de têtes en France. « Qui sait encore que le porc est un animal social et qui broute de l’herbe ? », interroge Jocelyne Porcher.

La prise en compte du bien-être de l'animal

Sans cultiver la nostalgie ou idéaliser les pratiques anciennes, la filière porcine n’échappera cependant pas à la nécessité de renouer avec les besoins de l’animal, les réglementations imposant peu à peu de prendre en compte son bien-être.

En attendant, grâce à la sélection génétique de lignées hyperprolifiques, une truie qui mettait bas 16 porcelets par an en 1970 en met bas aujourd’hui 27, et jusqu’à 31 pour les plus performantes, à raison de 2,3 portées par an.

Ses 14 tétines ont mal résisté à cet excès de sollicitations, d’autant plus que, maintenue en cage, la truie ne peut échapper à la voracité de ses petits. Pour éviter les blessures aux mamelles, s’est donc généralisée la section à la pince ou le meulage des dents des porcelets.

Rapidement sevrés, les mêmes porcelets, engraissés sur caillebotis dans des bâtiments, ont pris la fâcheuse habitude de grignoter la queue de leurs congénères pour remédier à leur désœuvrement (en milieu naturel, ils passent leur temps à fouiller et retourner le sol).

Pour éviter cette caudophagie, « forme douloureuse d’anomalie du comportement observée dans des conditions d’élevage intensif », comme la définit l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa), s’est institutionnalisée la pratique de la caudectomie ou coupe de la queue.

"L'animal crie dans les oreilles"

Ces mutilations pratiquées peu après la naissance des porcelets se sont ajoutées à la pratique ancienne de la castration visant à éviter un éventuel goût trop prononcé à la viande. Dans la filière porcine, ces interventions s’appellent « soins des porcelets ».

Pendant neuf ans, Christine Tribondeau a réalisé ces soins dans les services « maternité » de différentes porcheries. « Un travail pénible et douloureux ; l’animal crie dans les oreilles », se souvient-elle.

« La truie est une machine à reproduire, il faut prendre soin de la machine, explique-t-elle, déclencher l’une après l’autre la mise bas avec des hormones, “fouiller” la truie quand elle est fatiguée ou pas assez tonique, c’est-à-dire aller chercher les derniers porcelets au fond de l’utérus. Pas question de prendre le risque de perdre le ou les derniers petits, ceux qui font la marge. »

"On achève les trop frêles en les assommant"

Cependant, sur ces portées de 15, voire plus, tous ne sont pas viables. L’Institut technique porcin fait état de l’impact « défavorable de la prolificité sur la mortinatalité » et analyse les problèmes d’anœstrus (périodes sans ovulation), de chaleurs tardives, de truies vides, d’avortements, de petites portées, petits momifiés ou tout simplement d’une baisse du poids moyen des porcelets.

« Ceux, trop frêles, qui n’ont pas la force de téter, on les achève en les assommant », poursuit Christine Tribondeau. Les salariés doivent ainsi abréger les souffrances de manière répétitive et collecter les porcelets morts.

« Il ne s’agit pas de faire montre de sensiblerie. Dans un élevage traditionnel, l’éleveur est aussi confronté à la mort de ses animaux », reconnaît Jocelyne Porcher, la sociologue de l’Inra.

Pourtant, cela n’a rien à voir, selon la sociologue : « Alors que l’élevage traditionnel consiste à créer des liens privilégiés avec les animaux, l’organisation du travail dans la filière industrielle impose la cruauté. Ce système contient intrinsèquement une violence qui va au-delà de la violence perpétrée contre les animaux, c’est une violence humaine, une violence à l’égard de la vie. »

"Les abattoirs ne veulent plus des animaux malades qui ralentissent la chaîne"

Et la scientifique de décortiquer le système : « Les bêtes chétives, les truies sous-productives, celles qui ont une mammite, un problème de boiterie (fréquent à la suite de plaies aux pattes) ou qui ne prennent pas l’insémination sont éliminées. On ne soigne pas, on tue. Et comme les abattoirs ne veulent plus des animaux malades qui ralentissent la chaîne, il revient aux éleveurs de tuer eux-mêmes les bêtes. Pour ce faire, la filière porcine organise des formations pour tuer proprement, en asphyxiant, assommant ou électrocutant. »

Prochaine étape : l’élimination des cadavres in situ pour ne plus recourir aux services d’équarrissage, en cours de privatisation, dont les prix augmentent.

À l’instar des pratiques mises en œuvre en Amérique du Nord, l’interprofession Inaporc teste un prototype de biodigesteur – un immense composteur visant à accélérer à l’aide d’enzymes la dégradation des cadavres – à destination des élevages qui disposeront ainsi de la filière complète pour gérer un volume de cadavres évalué à 96 kg par truie et par an.

Des animaux "propres, dans un lieu propre"

Pourtant, tous les professionnels n’ont pas le regard aussi négatif. Pour Christine Drouilhet, éleveur dans l’Ain, le système d’élevage qu’elle ne veut pas appeler « intensif » mais « en bâtiment » a du bon. Ses animaux qu’elle affectionne sont « propres dans un lieu propre ».

Paille ou plein air génèrent à ses yeux trop de risques sanitaires. Et « en mangeant de la paille, le cochon fait plus de gras, ce qui ne plaît pas au consommateur. Les abattoirs, d’ailleurs, refusent les carcasses grasses. »

Christine Drouilhet a le geste expert ; elle pratique « en un éclair et sans faire couiner les bêtes » castration et caudectomie, qui restent des pratiques « incontournables ». Mais elle a pu supprimer section et même meulage des dents : « Les porcelets se bagarrent moins, car la nouvelle race de truie donne plus de lait. »

Des animaux "cocoonés"

Dehors, « il y a les intempéries, il fait trop froid ou trop chaud ». Dans le bâtiment maintenu à 22° C, ses animaux sont « cocoonés », assure-t-elle.

« Les scientifiques s’intéressent à la biologie de l’animal, mais le bien-être animal dans un élevage, c’est le rapport de l’animal avec ses congénères, son environnement et ses éleveurs. Or, tout cela a été supprimé en élevage industriel. Les animaux souffrent. Et cette souffrance est contagieuse, affirme encore la sociologue Jocelyne Porcher.

Pour supporter la violence envers les animaux, poursuit-elle, les personnes “se blindent”, font valoir leur courage ou leur virilité, participent à la course à la production comme dans une compétition sportive. »

"Des animaux qui ont des noms"

Elle sait de quoi elle parle. Elle fut d’abord éleveuse de brebis, puis a travaillé dans une porcherie avant de suivre un cursus complet de formation et de devenir sociologue spécialiste des relations homme-animal.

Au fil de ses enquêtes, elle a rencontré Christine Tribondeau et toutes deux témoignent de leurs expériences passées dans Une vie de cochon, à travers les questionnements d’une enfant (1).

« Un jour, on mesure son mal-être, sa fatigue morale et physique, l’énergie dépensée pour tenir. On se dit qu’on est des sauvages. Et moi qui voulais m’occuper d’animaux et conseiller les éleveurs… »

Au bout de neuf ans, Christine Tribondeau a jeté l’éponge. Un de ses collègues a, lui aussi, quitté la porcherie pour « s’occuper d’un élevage avec des animaux qui ont des noms ». Elle a refait sa vie dans le social et enfoui son passé dont elle n’a reparlé que neuf ans plus tard.



Marie VERDIER

(1) La Découverte, 94 p., 8 €



A bientôt !

l'équipe d'ACTA

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ACTA - Agir pour les droits des animaux et contre le spécisme
http://acta-gironde.fr/
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Budy
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MessagePosté le: Lun 11 Aoû 2008 | 17:28    Sujet du message: stands "bronzez sans cruauté" Répondre en citant

Rapide compte-rendu :

Mardi 5 août : information "bronzez sans cruauté" sur le bassin d'Arcachon. Distribution de tracts aux vacanciers, souriants et réceptifs pour la majorité au message, à savoir le boycott des marques qui testent leurs produits solaires sur les animaux.



Comme les personnes qui devaient venir... ne sont pas venues, nous étions 3 finalement et nous sommes restés une petite heure. Donc moins de personnes touchées que ce que nous aurions pu, mais il vaut mieux ça que rien !
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