Index du Forum 

  

  

 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Lettre d'info -avril-mai : corrida, spécisme, achats groupés

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> ACTA
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Budy
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 26 Déc 2005
Messages: 253

MessagePosté le: Dim 13 Avr 2008 | 13:17    Sujet du message: Lettre d'info -avril-mai : corrida, spécisme, achats groupés Répondre en citant

si le message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici : http://egalite.animale.free.fr/newsletteracta.html

Bonjour,
Voici des infos sur les prochaines actions qui auront lieu dans le Sud-Ouest et ailleurs pour défendre les droits des animaux. A vous d'agir !

Et pour commencer, une bonne nouvelle : la corrida à Fenouillet (banlieue de Toulouse), c'est fini ![img]http://egalite.animale.free.fr/images/smiley/Vache07.gif [/img]
De quoi être motivé-e-s pour les prochaines actions anti-corrida ! (+ d'infos sur Fenouillet sur le site de "La Dépêche")

Sommaire
Prochaines actions d'ACTA : la saison de la corrida s'ouvre à nouveau
Actions d'autres associations
Achats groupés en Gironde
Dans les kiosques

Prochaines actions d'ACTA : corrida, élevage/végétarisme, spécisme, ...

Samedi 19 avril : Semaine mondiale des animaux de laboratoire (SMAL), place Saint-Projet (Bordeaux), 14h30-18h

Vendredi 2 mai : rassemblement contre la corrida à Vic Fezensac (Gers, entre Agen et Pau), 9h-13h, cours Delom (en face de la Mairie).

Samedi 17 mai : participation à la Veggie Pride, manifestation nationale qui aura lieu à Paris

Samedi 7 juin : journée contre le spécisme, pique-nique et table de presse estivale à Périgueux périgueux(+ d'infos à venir).

Samedi 19 avril : Semaine mondiale des animaux de laboratoire (SMAL), place Saint-Projet (Bordeaux), 14h30-18h

Le 19 avril, des stands d'information contre l'expérimentation animale auront lieu partout en France. Pourquoi ? Parce que chaque année, 100 millions d’animaux meurent torturés, soit 25 animaux par seconde !!! Pour des tests non fiables !!! Considérés comme suffisamment différents de nous pour être mangés, les individus des autres espèces nous deviennent étrangement semblables lorsqu’il s’agit de vivisection. Le magazine "Sciences et vie" de ce mois-ci se fait d'ailleurs l'écho des doutes qui pèsent sur l'efficacité de l'expérimentation animale. Le bienfondé de l'exploitation des animaux en elle-même est à peine abordée, mais nous ne pouvons que nous réjouir qu'un magazine de vulgarisation scientifique fasse les gros titres avec les échecs et les interrogations de l'expérimentation animale. Vous pouvez consulter ce dossier sur notre site, dans la revue de presse.

Vendredi 2 mai : rassemblement contre la corrida à Vic Fezensac (Gers, entre Agen et Pau), 9h-13h, cours Delom (en face la Mairie).

Les 10, 11 et 12 mai 2008 à Vic Fezensac, dans le Gers, les tortures mortelles contre les taureaux vont reprendre avec une intensité accrue sous les yeux d’une foule toujours plus avide de jouissances sadiques : 5 corridas, 30 taureaux mis à mort dont 6 jeunes au cours d’une sinistre « feria del toro ».

Nous qui aimons, respectons et défendons tous les animaux, nous ne pouvons rester sans rien faire contre ces violences et tortures exercées contre des êtres vivants et sensibles.
C’est pourquoi le CRAC et ACTA vous appellent à une mobilisation :

VENDREDI 2 MAI à VIC FEZENSAC DE 9 h à 13 heures jour de marché (on est sûr d’avoir du monde) cours Delom (en face de la Mairie).

Au programme : table d’information et de protestation anti-corrida, distribution de tracts sur le marché, signature pétitions CRAC, dépôt d’une lettre ouverte au Maire et conseillers municipaux de Vic, « sitting-pique-nique » devant la Mairie.

Objectifs

    Montrer à la population de Vic le visage ignoble de la Corrida
    Dire aux taurins que VIC ne leur appartient pas et que le sang des taureaux ne coulera pas dans le silence des lâches
    Réclamer des droits pour les animaux et le premier d’entre eux celui de ne pas souffrir et de ne pas mourir pour le plaisir morbide des hommes.
    Il est important que nous soyons nombreux pour donner un retentissement notable à notre action et pour que les « pro corridas » ne soient pas tentés de c
ommettre des provocations voire des agressions

PRATIQUEMENT

Contacts : Claude tél.06/11/45/19/08 courriel : claude.garrigue@laposte.net

Pour se retrouver à Vic : soit rendez vous à AGEN le vendredi 2 mai à 7 heures Cours Gambetta (gravier) au pied des escaliers cité administrative, soit direct à Vic cours Delom devant la Mairie.
Pour le pique nique végétarien si chacun peut amener « sa spécialité » en plus, se serait sympa.



Samedi 17 mai : participation à la Veggie Pride, manifestation nationale qui aura lieu à Paris

Chaque année, dans le monde, des centaines de milliards d’animaux sont tués pour leur chair. Pourtant, des millions de personnes refusent de faire enfermer, maltraiter et tuer des animaux pour se nourrir : pour exprimer ce choix, des végétariens et des végétaliens marcheront pour les animaux, pour dire « non ! » à la consommation de viande.

Par cette manifestation, nous voulons :
• Affirmer notre fierté de refuser de faire tuer des animaux pour notre consommation,
• Défendre les droits des animaux.

Sont invitées à se joindre à la Veggie Pride, créée en 2001, toutes les personnes qui sont végétariennes ou végétaliennes par refus du massacre des êtres sensibles.
Date: samedi 17 mai 2008
Heure: 14h00
Lieu: place Joachim du Bellay (Fontaine des Innocents - Forum des Halles), Paris

La manifestation démarrera à 14h00 par un défilé. Elle se poursuivra sur la même place à partir de 16h30, durant toute l’après-midi, avec la présence de stands de nombreuses associations venues de toute la France, la projection de films montrant la réalité des élevages et des abattoirs, etc.
Le rassemblement se prolongera par une soirée conviviale avec buffet et concerts.


Actions d'autres associations

Manifestation contre le projet d'arènes en Gironde, organisée par le COGICA
Samedi 17 mai à 14h, place Gambetta (Bordeaux)
Avec la participation : Secourisme Animalier – Flac – SPA - C.r.a.c.- Commission Protection Animale FEA-Alliance anticorridas


Achats groupés en Gironde

Si vous êtes intéressé-e-s par du fromage végétale, des chaussures sans cuir de bonne qualité, cosmétiques et maquillage non testés sur les animaux, etc., nous pouvons faire des commandes groupées. Cela nous permettrait d'économiser les frais de port et de bénéficier de réductions quand on commande de grosses quantités.Si cela vous intéresse, dites-nous quels produits vous voudriez commander, et dès que nous serons assez, nous passerons une commande, à venir récupérer ensuite à Bordeaux.

Exemples de produits : fromages végétaux (tofutti, sheeze, etc.), purées de fruits secs jean hervé, chaussures vegan (mooshoes par exp, qui a un bon choix de marques et le taux de change est intéressant pour nous en ce moment !).


Dans les kiosques

Article de ROBERT MAGGIORI dans Libération sur le livre d'Elisabeth de Fontenay "Sans offenser le genre humain- Réflexions sur la cause animale", Albin Michel

Si c’est un homme

Zoo- Philosophie . Elisabeth de Fontenay revient à ses réflexions sur l’animalité et l’humanité.

Une rue de Paris. Le chien, sans laisse, ne s’arrête pas devant la sortie du parking, d’où aucune voiture d’ailleurs ne venait. Le maître pose les cinq ou six sacs en plastique qu’il tenait dans ses deux mains, appelle l’animal, lui crie «assis !». Celui-ci s’immobilise, tend son museau, et l’homme lui décoche un violent coup de poing, de ceux qui mettent K.-O. le boxeur. La bête gémit, ne bouge pas et tend de nouveau son museau meurtri. Les passants s’arrêtent un instant, le sang glacé. Pas un mot. Juste des regards. Les uns de colère et d’écœurement, fulminant la férocité du triste individu. Les autres pleins de piété pour la souffrance de l’animal.

Il n’est pas douteux, comme l’indiquait l’Insoutenable Légèreté de l’être de Milan Kundera, que la bonté de l’homme ne se manifeste en toute sa pureté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force, et que le vrai «examen de moralité» de l’humanité se passe dans le rapport qu’elle noue avec les êtres qui sont à sa merci : les animaux. Mais on devra reconnaître alors que longtemps, au cours de l’histoire, a triomphé l’inhumanité. C’est en toute bonne conscience qu’aux bêtes sans âme ni conscience on a infligé les pires souffrances. Le gémissement de l’animal n’était-il pas que «du vent poussé dans un conduit vibrant» ? Le père Malebranche, à qui Fontenelle reprochait de battre sa chienne, répondait, tranquille : «Eh ! quoi, ne savez-vous pas bien que cela ne sent point ?» Il est vrai que son maître, Descartes, avait jugé que, de tous les êtres corporels, seuls les hommes ont une âme. Les animaux, eux, sont des machines, des «automates», plus proches d’une horloge que d’un être humain. S’ils sont blessés ou torturés, s’ils pleurent et geignent, cela ne signifie pas qu’ils éprouvent de la douleur. Leurs lamentos sont comme les sons d’un orgue dont on a frappé les touches. Aussi quelques savants, cartésiens extrêmes, ont-ils pu, raconte-t-on, clouer vivants des chiens sur des planches pour faire des expériences.

«Sensations». Aujourd’hui les choses ont bien changé. La petmania généralisée - dans les sociétés riches - porterait même à croire qu’elles se sont inversées, et que parfois on se soucie davantage du bien-être des animaux de compagnie et des pauvres bêtes que des hommes pauvres, des enfants maltraités, des vieillards abandonnés, des personnes handicapées, malades, privées de liberté, soumises à l’exploitation ou à l’injustice. Reste que ce changement - qu’on peut faire remonter à Jeremy Bentham qui, en 1789 (!), changeait de façon révolutionnaire l’approche «théorique» des animaux en écrivant : «The question is not : can they reason ? Nor, can they talk ? But, can they suffer ?» - est un progrès, que la mentalité moderne a intégré le fait qu’est moralement répréhensible et juridiquement condamnable l’action d’abandonner un animal, de lui faire subir de mauvais traitements, etc. De plus, les savoirs neurobiologiques et éthologiques, la génétique, la paléoanthropologie, la primatologie et la zoologie ont sans doute donné une description plus exacte du comportement animal, mais sans pour autant arriver à dire ce qu’il «est», ontologiquement, ni tracer une ligne de démarcation nette entre l’animal et l’homme. Que les animaux aient des sensations de douleur et de plaisir est à présent obvie. Mais «comment» souffrent-ils ou jouissent-ils ? Comment l’homme peut-il comprendre ce que la bête «ressent» quand elle a mal ou éprouve du plaisir ? «Quel effet cela fait-il d’être une chauve-souris ?» demandait l’Américain Thomas Nagel (1). On ne le saura jamais. Mais sait-on jamais ce qu’un autre que moi, un autre homme, «éprouve» dans la subjectivité de sa conscience ? Si demeure l’énigme de l’autre, demeure donc, à plus forte raison, l’énigme de l’animal, en tant qu’«absolument autre», éloigné de l’homme par un «abîme» plus profond, selon Heidegger, que celui qui le sépare de Dieu. Autant de questions qui ne peuvent pas ne pas convoquer la philosophie. Et, de fait, depuis quelques décennies, celle-ci a été comme aimantée par le thème de l’animalité. De ce «mouvement», l’une des actrices principales a été Elisabeth de Fontenay, qui, en 1998, a publié un ouvrage devenu d’emblée classique : le Silence des bêtes (Fayard). Une «somme», à vrai dire, qui, plutôt que la réalité humaine, mettait la philosophie, plus particulièrement la métaphysique humaniste, à l’épreuve de l’animalité, décrivait les modes selon lesquels ce «philosophème équivoque», avait opéré dans la discursivité philosophique, et, par référence à ce que Michel Foucault avait fait pour le «fou» dans l’Histoire de la folie, reconstruisait pour l’«animal» - depuis les présocratiques jusqu’à Adorno, Levinas ou Derrida - l’histoire de ces «gestes obscurs […] par lesquels une culture rejette quelque chose qui sera pour elle l’extérieur». Aujourd’hui, elle publie Sans offenser le genre humain, un ensemble de «Réflexions sur la cause animale» qui s’inscrivent dans la suite du Silence des bêtes, et traitent, sur le plan moral et politique, la question, qu’à dessein elle n’avait pas traitée, de la «dite différence zoo-anthropologique». Comment ne pas «renier le parti des animaux», tenir à la «responsabilité mystérieuse d’une bonne volonté envers les bêtes» et être fidèle à un humanisme matérialiste qui s’interdirait d’appeler les hommes des «animaux humains» et ne serait pas indexé à un «propre de l’homme» - «ce catéchisme métaphysique, inutile aux humains et nuisible aux bêtes» ?

Firmament. On dit parfois d’Elisabeth de Fontenay qu’elle est comme une «grande dame de la philosophie française». Si elle a souvent écrit sur «des objets non identifiés par la vulgate philosophique» (2) et publié relativement peu de livres (3), elle a, à la Sorbonne, impressionné des générations d’étudiants. Décrire son «firmament philosophique» - où brillent les étoiles de Jankélévitch, Derrida, Lyotard, Foucault, Merleau-Ponty, Husserl, Heidegger, et plus loin de Nietzsche, Marx, Diderot, Pascal, Plutarque… - la situe quelque peu, mais ne dit rien de l’aura qui l’a toujours entourée. Elle tient à la «noblesse» de son port, à son «petit caractère» aussi, ses colères et ses indignations, à sa façon de parler, à cette manière surannée et exquise d’appeler les gens par leur prénom et les vouvoyer, à sa voix surtout. Une voix qui porte et charme, par son timbre grave. Une voix qui compte, par ce dont elle atteste la présence, ce dont elle témoigne : la mémoire des femmes et de leurs combats, la mémoire de la Shoah («Je suis juive par ma mère et cinq personnes de ma famille proche sont mortes à Auschwitz»), les idéaux de la Résistance (Henri Bourdeau de Fontenay, son père, directeur de l’ENA et conseiller d’Etat, est le «Seguin» du Comité parisien de la Libération nationale), les valeurs de la gauche démocratique et de l’engagement. Aux animaux, Elisabeth de Fontenay a commencé à s’intéresser il y a plus de vingt ans. C’était sans doute pour elle une manière de continuer à penser une «archéologie du silence», penser à ceux qui sont exclus, à ceux que l’on prive de vie, de terre, de monde. Husserl et Merleau-Ponty l’aident à concevoir que l’animal n’est pas un être de nature mais qu’il a, justement, un monde, «peut-être rudimentaire, même endormi, pour parler comme Leibniz, mais tout de même quelque chose de l’ordre d’une intentionnalité, donc d’un monde. Quelquefois ce monde peut croiser le nôtre, et c’est alors le même monde, comme quand on vit avec un chien ou quand on monte à cheval» (2). En 1992, elle publie «La raison du plus fort», longue préface aux Trois Traités pour les animaux de Plutarque, et, six ans après, le Silence des bêtes.

Sans offenser le genre humain s’ouvre par le commentaire du beau texte de Derrida, l’Animal que donc je suis (Galilée 2006), où le philosophe, nu dans la salle de bain, regardé ou vu par son chat, se trouvé confronté une «épreuve inédite de la pudeur». «Derrida ne nie aucunement qu’il y ait quelque chose comme un abîme entre les hommes et les animaux - il reprend même le mot heideggerien.» Mais les lignes qui les séparent sont des limites «feuilletées, plurielles, sur-pliées, hétérogènes», qui jamais ne permettent de déterminer quelque chose «d’objectivable», quand les traditions métaphysiques trouvaient des démarcations nettes grâce auxquelles elles pouvaient tout à la fois affirmer le «propre de l’homme» et la «supériorité assujettissante de l’homme sur l’animal».

Ce thème, Elisabeth de Fontenay le reprend tout au long du livre, en critiquant d’une part la naïveté de ceux qui s’en tiennent aveuglément aux propositions des sciences du vivant, lesquelles, annihilant les précédentes, trouvent toujours des frontières plus subtiles séparant l’homme de l’animal, voire «condamnent la sacro-sainte différence humaine», et, d’autre part, l’inconséquence, sinon la dangerosité, des hérauts de la «libération animale» (Peter Singer, Paola Cavalieri), prêts, pour élever l’animal, à rabaisser l’homme. A quoi reconnaît-on l’homme ? «On est pris de fou rire en se rappelant la succession des signes immémoriaux et irréfutables» qu’on a tour à tour exhibés. L’homme est homme parce qu’il a été «créé à l’image et ressemblance de Dieu», parce qu’il «a» langage et raison, ou une âme, parce qu’il s’accouple de face, enterre ses morts, a conscience de sa finitude, travaille, accède à la technique, est perfectible, ment, imagine, est libre, capable d’action morale… Mais l’animal construit aussi des outils, a une intelligence et un sens moral, le chimpanzé parle le langage des sourds-muets, les «mésanges anglaises décapsulent les bouteilles de lait», le gibbon est monogame, la mante est cruelle, la fourmi altruiste… Où est la différence entre «animaux non humains» et les «animaux humains» ?

Non-personnes. La réponse n’est pas dans la biologie, car la question même est politique. Chercher des signes distinctifs, c’est «tomber dans le travers criminel qui conduit à exclure de l’humanité ceux qui ne sont pas conformes» à ceux-ci : «les "sauvages" (qui manquent de rationalité ou d’historicité), les criminels (qui manquent d’"humanité"), les handicapés mentaux (qui manquent de liberté et de perfectibilité), les vieillards amoindris, voire les nourrissons (qui sont dépourvus de tous les caractères qui font le propre de l’humain).» Mais effacer tout signe, comme le font certains théoriciens «utilitaristes», inclure l’animal dans la «considération morale» et le dire capable de conscience de soi, de préférences, de désirs, de projets, afin de lui attribuer des droits, revient à classer parmi les «personnes» les êtres humains adultes, les chimpanzés, les dauphins et d’autres mammifères supérieurs, et, dans les «non-personnes», les reptiles, les poissons, les fœtus, les nouveau-nés, les déments, les arriérés… Dans les deux cas, on «offense le genre humain». Aussi, pour l’éviter, faut-il, même si l’on maintient quelques prérogatives à l’homme telles que la capacité de jouer avec les symboles, de produire des opinions et des jugements, d’ouvrir des espaces publics de délibération, renoncer à définir l’homme, ce qui par là même rend vaine toute tentative de définir ses «autres», ou bien, «sans paradoxe, sans provocation», s’en tenir à une «anthropologie négative», la seule qui soit «éthiquement, politiquement et scientifiquement» acceptable. A savoir : «Affirmer que l’homme est un étant qui ne peut ni ne doit être défini.» Cela suffit à donner aux animaux le respect, la protection, et aux hommes les droits et les devoirs, le droit de construire leur vie comme ils l’entendent, et le devoir de le faire sans saccager celle des «autres», hommes ou bêtes qu’ils soient. A quoi reconnaît-on un homme ? «La question est indécente», dit Elisabeth de Fontenay, en évoquant le livre de Primo Levi, «car chacun sait d’emblée "si c’est un homme"». Ceux qui «ne reconnaissent pas immédiatement leurs semblables» n’ont que des préjugés et se croient capables de décider que «certaines ethnies, certaines cultures ou certains individus étrangers aux canons qui sont les leurs ne devraient pas avoir droit à l’existence ou la visibilité sociale».

(1) Thomas Nagel, Questions mortelles, PUF 1983 (2) Interview, Vacarme (11, 2000) . (3) Notamment les Figures juives de Marx (Galilée 1973), Diderot ou le matérialisme enchanté (Grasset 1979), Une tout autre histoire (Fayard 2006).

A bientôt !

l'équipe d'ACTA

:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
ACTA - Agir pour les droits des animaux et contre le spécisme
http://acta-gironde.fr/
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> ACTA Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com

Anti Bot Question MOD - phpBB MOD against Spam Bots
Inscriptions bloqués / messages: 35754 / 0